• Libb@piefed.social
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    19 days ago

    Pour la plupart de mes réponses, j’imagine qu’on me dira que c’est de la musique de vieux (ce que je deviens, chaque jour un peu plus). Sauf que non, c’est pas ‘vieux’ et sauf que non, j’ai pas écouté que ça.

    Au fond, on dit que c’est ‘vieux’ d’une chose uniquement par paresse, pour pouvoir sans effort l’écarter et l’ignorer. Aussi parce qu’on vit dans un monde surchargé d’étiquettes et violemment normatif. T’es un ado ? tu dois lire des livres pour ado, t’es un jeune adulte ? du YA, Une fille ? Lis des bouquins pour/par des filles, un gars ? Etc.

    L’enfer est pavé de bonne intentions, dit-on? Je pense qu’il est surtout pavé d’étiquettes, vas là, fais ceci, dis ça, ne dis pas ça, écoute ça, pense ceci.

    On vit entourés d’étiquettes (même pour acheter un oeuf ou un paquet de nouilles, on a des étiquettes nous disant tout (ou prétendant le faire) sur leur aspect écologique et/ou nutritif. Bref, on vit dans un monde couvert d’étiquettes, nos comportements et nos préférences n’y échappent pas… Et de moins en moins de monde ose “sortir” de ces étiquettes, de ce petit tiroir douillet fait d’habitudes rassurantes et de conformité aux attentes des autres. Moi le premier, hein.

    Bref, ce que j’ai écouté cette semaine, donc :

    Beethoven, Bach, Rachmaninov, un morceau de Tchaïkovski, Brahms et Sibellius. Un peu de musique baroque française, aussi. Du Eminem, Barbara, un peu de Lori Lieberman (si vous ne connaissez pas, c’est elle qui a composé (et superbement interprété, amha) ‘Killing me softly’, repris d’abord par Roberta Flack et, quelques décennies plus tard, par les Fugees chacune avec le succès qu’on leur sait). J’ai aussi écouté des chansons de Taylor Swift, Sia et Katy Perry, sans oublier, cette fois que je connais bien mieux, France Gall et Françoise Hardy. Un peu de Country, et de chants traditionnels russes. Une semaine riche en musique… comme souvent quand j’ai peu le temps de lire.

    Les plus observateurs auront noté que dans ma ronchonne réponse à propos de mes écoutes musicales, en plus d’une poignée de très judicieuses suggestions d’écoutes (si, si j’insiste), j’ai discrètement réussi dissimuler un autre ronchonnement sur l’état du ‘marché’ de la littérature. Ce n’est peut-être pas complètement un hasard et, là aussi, c’est peut-être avec l’idée bébête, pour ne pas dire carrément teubé, de se souvenir que les étiquettes ne sont que ça, des étiquettes, pas une loi, pas un tabou, un bout de papier arbitraire collé on ne sait trop par qui, et qu’on peut les décoller, les raturer et même qu’on peut les ignorer, en particulier celles collées sur les ‘produits culturels’ sont exactement le genre d’étiquettes que l’on devrait ignorer, sans crainte.

    Bonnes écoutes riches et variées (et aussi, bonnes lectures, en passant) :)